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Le CGF a été un solide partenaire dans tout ce processus. Je me tourne vers lui pour des outils, des ressources et des conseils.

Il a apporté un soutien précieux.

Je crois que le soutien du CGF a été très avantageux pour nous au fil des ans, pour à peu près tous les aspects imaginables, car le CGF a été présent à nos assemblées communautaires et à nos réunions de planification du conseil, et il offre un soutien à notre personnel en finances.

Et ce soutien se fait sentir également dans toutes les autres sphères de notre organisation.

Le CGF a été fantastique durant tout le processus.

Tout au long du processus, le CGF était là pour répondre à nos questions et pour venir nous rencontrer au besoin. Si j’avais besoin d’aide, par exemple pour discuter d’un point avec le Comité des finances et d’audit ou avec le chef et le conseil. Cette équipe a apporté un soutien absolument phénoménal.

Ses connaissances sont excellentes.

Un bon nombre de ressources sont mises à la disposition des Premières Nations pour les aider dans ce processus.

Tout d’abord, il y a nous, le Conseil de gestion financière des Premières Nations.

Notre équipe du développement de la capacité compte plusieurs gestionnaires qui ont travaillé partout au pays, avec les Premières Nations, pour les aider à mettre en place leur système de gestion financière.

Il y a d’autres ressources également, comme AFOA Canada, et les bureaux régionaux.

Nous avons Services aux Autochtones Canada qui peut également apporter un soutien en matière de financement dans le cadre du développement professionnel et institutionnel.

Le CGF offre plusieurs ateliers qui sont tous donnés dans nos bureaux, et plusieurs ressources qui se trouvent sur notre site Web.

Je crois qu’il faut pouvoir examiner ce qui fonctionne ou ce que le processus de certification avec le CGF a apporté de meilleur; c’est l’appréciation du fait que ce n’est pas tellement la question d’établir une politique financière ou une loi financière.

Nous bâtissons une collectivité.

Nous bâtissons une collectivité prospère et durable répondant aux normes qui nous sont données.

Utiliser le registre des immobilisations corporelles et le registre des risques, apprendre à intégrer ces éléments à la planification de la collectivité, et être en mesure de montrer à la collectivité ce que cela signifie pour la planification à long terme. Pour plusieurs membres de la collectivité, il et très difficile de comprendre clairement ce qu’est la vision de la collectivité, de voir ce qu’est une collectivité prospère et en santé.

Malahat a entamé le processus de certification avec le CGF, il me semble, en 2013. Nous avons enfin obtenu la certification l’an dernier. Le processus et l’expérience d’apprentissage, pour toute la Nation, les systèmes de gestion financière et les normes qui étaient visés, ont été révélateurs.

Notamment en matière de bonne gouvernance et de transparence, et également pour établir une notion de juridiction et d’avenir pour la collectivité par l’entremise du processus de gestion financière.

Je crois que la plus grande leçon apprise durant le processus de certification avec le CGF a été l’importance du leadership du chef et du conseil et de l’engagement de la collectivité, et également l’importance de la communication.

Communiquer les avantages, le processus et les raisons qui motivent nos actions, les avantages pour chacun, un peu comme un solgan.

C’est pourquoi il était important que ce soit une activité d’équipe, collective, plutôt qu’une activité pour un seul service ou une seule personne.

Je crois que la leçon la plus importante que Tzeachten a tiré de ce processus a été le processus en soi.

Tout le monde qui était assis autour de la table a pris part à ce cheminement.

Et l’examen approfondi de toutes les politiques, des lois, et de leurs répercussions sur la collectivité était le cheminement, et c’est ce qui, dans les faits, a été bénéfique, probablement plus que la certification.

C’est le fait qu’à la fin du processus, chacun comprenait beaucoup mieux son rôle et ses responsabilités.

La plus grande leçon a été de garder le rythme.

C’est ce qui a été l’élément le plus important, s’assurer que tout le monde connaissait le plan de travail du processus de certification et son rôle dans ce processus.

Et de garder le rythme pour faire en sorte que personne ne cause de retard ou décide de remettre ce travail à plus tard pour se consacrer à autre chose.

Certaines des leçons les plus précieuses ont été de réaliser à quel point il est important d’avoir une bonne gouvernance et un solide système de gestion financière.

Vous savez, dans les divers services, tout le monde avait un peu sa propre idée de la façon dont les choses devaient être faites.

Le processus manquait d’uniformité.

Nous avons été en mesure d’instaurer une uniformité au sein de nos services et pour ce qui est de la façon dont nos rapports sont préparés, et nous constatons maintenant que nos fonctions opérationnelles se déroulent mieux.

Lorsque nous avons commencé à envisager le processus du CGF, un de nos objectifs pour la collectivité était d’obtenir des ressources financières, par un processus d’emprunt à long terme, à des taux plus avantageux.

Les mots « confiance » et « crédibilité », non seulement de la part des prêteurs mais également de la part des autres parties prenantes externes, nous avons compris dès le départ que c’est ce que nous voulions.

Et que, pour obtenir de meilleures ressources financières à des taux plus avantageux pour la collectivité, nous devions avoir une meilleure gestion financière.

Et maintenant que nous avons suivi le processus, à l’étape où nous sommes aujourd’hui, nous avons cette relation, cette meilleure relation avec notre banque commerciale, avec l’Administration financière et avec nos voisins.

Ce processus a donc fait une grande différence pour la collectivité. Nous sommes un membre emprunteur de l’AFPN.

Pour pouvoir être admissible à ces prêts, c’est-à-dire ces obligations à long terme, une part du processus d’obtention de ces prêts passe par la certification.

Autrement, un élément que nous avons mis en place est le registre des immobilisations corporelles.

Auparavant, nous n’avions aucune idée des immobilisations que la Nation détenait réellement.

Il n’y avait aucune reddition de comptes à cet égard. Donc, grâce à ce processus, nous avons appris beaucoup sur nos actifs et sur la façon de les gérer, ainsi que sur la planification à long terme pour une Nation en santé et pour la relève, ce qui a été très révélateur pour nous.

Je crois que la certification du SGF a changé les façons de faire au sein de la Nation crie de Fisher River en ce sens qu’il est maintenant beaucoup plus facile de se fier à une politique ou à une procédure et de prendre des décisions en s’y appuyant, plutôt qu’en se fondant sur ce qui aurait pu être perçu comme une sorte de parti pris personnel ou de jugement personnel.

Donc, en quelque sorte, il est beaucoup plus facile de critiquer une politique ou une procédure plutôt que de critiquer une décision personnelle.

Ce processus a donc permis de retirer la part de jugement ou de parti pris personnel des décisions prises au sein de la Nation.

Le processus de certification modifiera le chemin que Tzeachten peut emprunter.

Être en mesure de prendre part à la subvention de 10 ans par l’entremise de SAC sera la prochaine grande étape pour Tzeachten, et l’établissement de budgets à long terme tant pour les activités que pour le capital, ainsi que la reconnaissance à l’égard de tout projet auquel nous pourrions vouloir participer.

C’est un certificat qui peut servir pour tous les partenariats que Tzeachten pourrait vouloir établir, et il ouvre des portes et donne l’occasion à Tzeachten d’être autonome et autosuffisante.

C’est un apprentissage de vie en ce qui a trait au changement pour le personnel et la gouvernance, c’est-à-dire le chef, le conseil et la haute direction; ils ont dû apprendre leurs rôles et leurs responsabilités selon différents points de vue ou différentes perspectives. Mais, avec le temps, ils ont compris l’importance d’être transparent et de rendre des comptes, et la façon dont cela se traduit au quotidien.

C’est difficile. C’est tout un processus.

Comme je le disais, c’est un grand changement pour certaines Nations. Certaines Nations possèdent déjà un solide système de gestion financière, d’autres non.

Et cela apporte beaucoup de changements. Le personnel veut bien faire, mais il est essentiel d’avoir une bonne communication pour l’emmener là où l’on veut aller.

Sans ce fort leadership et cette bonne communication, ainsi que l’implication dans le projet, le processus peut être difficile.

Mais cette implication le rend plus facile.

Le personnel à l’échelle de l’organisation s’est adapté aux changements occasionnés par la certification financière.

Les membres du personnel ont compris que nous avons apporté des changements que la direction veut voir, et que la direction est attentive à ce que nous faisons. Nous avons mis en place de nouvelles politiques et, maintenant, nous retournons à nos tables à dessin pour reformuler les procédures afin qu’elles montrent que nous n’avons pas changé la collectivité.

Nous avons simplement changé les exigences des normes afin de démontrer que nous exerçons une bonne gouvernance.

Si une autre Nation me demandait mon opinion, à titre de cliente, sur le processus de certification du SGF, je dirais sans aucun doute qu’il est essentiel d’avoir une bonne équipe qui ait ce processus à cœur, car il nécessite vraiment beaucoup de travail.

Il est donc important d’avoir une bonne équipe pour défendre le projet et faire avancer la Nation.

C’est une question de bonne communication, de s’assurer que tout le monde est sur la même longueur d’onde et que tout le monde travaille ensemble pour atteindre le même objectif.

Et c’est une question d’avoir le soutien de la collectivité et du personnel.

Si je devais donner un conseil à une autre organisation qui souhaite suivre le processus de certification du SGF, je lui dirais qu’il est vraiment important de comprendre ce qu’elle attend de ce processus et de savoir pourquoi elle veut le suivre.

Et, ensuite, de bâtir la structure.

C’est comme partir en voyage.

Il faut prévoir un véhicule, de la nourriture, des ressources, et vous aurez peut-être besoin d’aide en cours de route.

Il faut rassembler tous ces éléments avant de partir, car il s’agit d’un long voyage et qu’à certains moments il faudra vous arrêter pour vous ravitailler et vous réorienter.

Il est important de profiter de la route qui mène à la destination, plutôt que de se concentrer seulement sur l’objectif à atteindre.

Le réseautage. J’ai vraiment trouvé les conseils, et il faut les demander.

Il ne faut pas rester seul avec les difficultés et penser que l’on doit tout faire seul.

Une relation de nation à nation, je crois, est très importante durant tout le processus.

Je crois que la première chose à faire est d’examnier ses objectifs à long terme et la vision

de la collectivité, et également de réfléchir aux rôles qu’il faudra jouer pour assumer un leadership.

On peut se demander de jouer plusieurs rôles, comme nous le faisons toujours, comme si nous portions 10 chapeaux. Mais il faut se souvenir que lorsque l’on porte le chapeau de leader, le rôle de gouvernance revêt un caractère différent que si l’on travaille comme membre du personnel.

Ces systèmes sont, essentiellement, la source d’une bonne gouvernance dans la juridication des Nations.

Ce que je veux dire, c’est que la certification ne permet pas seulement d’obtenir des prêts à redevances.

Elle permet d’accéder à tout un système d’infrastructures institutionnelles pouvant aider à obtenir des pouvoirs d’imposition et des prêts sous forme d’obligations pour bâtir les infrastructures qui favoriseront la croissance et l’avenir de la collectivité.

Ultimement, ce serait mon argument de vente.

La bonne gouvernance.

C’est clair et transparent.

Cela favorise la collectivité ainsi que les occasions de transiger avec d’autres instititions et de faire croître la Nation pour les générations futures.

Les Premières Nations qui ont suivi notre processus de certification du système de gestion financière nous ont dit que le fait d’avoir mis en place ce système comportait des avantages à long terme pour leurs collectivités, et qu’elles s’en rendent compte.

Ces avantages varient.

Pour certaines, c’est une question de pouvoir donner une nouvelle ampleur à leurs activités commerciales.

Certaines ont maintenant la possibilité de faire affaire avec l’institution financière de leur choix.

D’autres passent par l’Administration financière des Premières nations pour obtenir du financement.

La certification du SGF comporte toute une gamme d’avantages pour ces Premières Nations qui ont obtenu cette certification, actuellement 15, et pour les Nations, plus de 100 Nations qui l’obtiendront au cours des prochaines années, qui suivent actuellement le programme.